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Voies sur berges : faire entrer Paris dans le jeu du Grand Paris
Écrit par Administrator   
13-07-2010

A l’heure où se construit le Grand Paris, la capitale se retrouve face à un enjeu crucial pour son avenir : trouver sa place au sein de cette aventure urbaine et humaine. La reconquête des voies sur berges en est le point de départ. Il s’agit de faire bouger les mentalités, en rendant la Seine aux Parisiens et aux Franciliens.

Mi avril, le maire de Paris a annoncé à grand renfort de communication son projet de réaménagement des voies sur berges. Un projet sans ambition qui se cantonne à une chasse à la voiture dissimulée aux Parisiens par des propositions ludiques et anecdotiques.

Le groupe UMPPA s’oppose fermement à la fermeture des voies sur berges. Leur aménagement doit se concevoir dans un objectif de fluidité réconciliant l’ensemble des usagers de l’espace public. Elle est le point de départ d’une nouvelle relation à la Seine pariant sur les perspectives d’évolution technologique en matière de transports. Bannir la voiture de la ville n’est pas une solution. Il faut faire confiance aux constructeurs automobiles dans la mise au point des technologies propres.

A la vision étriquée de Bertrand Delanoë, l’UMPPA oppose une réelle ambition pour Paris et la Seine, déclinées en trois axes.

Le premier considère la Seine comme un partenaire énergétique de la ville : les bords du fleuve accueilleraient un ensemble de micro-activités en bordure de fleuve ramenant des services aux Parisiens et des emplois, tout en créant une vie diurne intense dans les 12e et 13e arrondissements.

Avec le second axe, la Seine est le fleuve nourricier : création d’un « grand axe piéton » passant par l’Ile aux cygnes et reliant dans son prolongement la place de l’Alma au parc André Citroën. Cette promenade serait dédiée à l’alimentation et au bien-être (marché bio, cultures sous serres). Une passerelle serait créée dans l’axe Nord de l’île et arrivant aux pieds de la tour Eiffel et une promenade passerelle-ponton flottante permettrait de se connecter au RER (15e et 16e arrondissements).

Le troisième axe propose de laisser aux automobiles les voies sur berges basses et de les couvrir de passerelles reliant à des équipements flottants dédiés à des événements commerciaux et internationaux. La partie haute de cette « avenue de Seine » accueillerait de nouvelles formes de mobilité sur les voies les plus proches des habitations.

 
Agir au plus près des besoins des habitants
Écrit par Administrator   
12-07-2010

Dans le dernier numéro de Quinze, j'exposais mon souci d'agir au plus près des besoins des habitants du 15e. Ce principe est à la base de toute action politique, et devrait par la suite être médité par tous les élus – à commencer par le maire de Paris, qui, tout en se prétendant très proche des Parisiens, s'en éloigne de plus en plus.

Quand on est élu de terrain, on est là pour répondre aux demandes des citoyens. Et ces demandes sont à la fois bien plus terre à terre et beaucoup plus importantes que ne se les imaginent Bertrand Delanoë et son équipe. Le logement, l'accueil de la petite enfance, la qualité de l'environnement, la sécurité, la voirie et, bien entendu, une politique budgétaire et fiscale saine, comptent parmi les premières préoccupations des Parisiens, et ne font de toute évidence plus partie des « plans » de la municipalité.

Car à l'Hôtel de Ville, on préfère vraisemblablement se concentrer sur des dossiers plus « paillettes », comme la construction d'un stade de rugby professionnel pour 250 millions d'euros ou la gestion à perte du 104 – centre culturel vide d'artistes et de public qui emploie 60 personnes et coûte 8 millions d'euros annuels en subventions municipales. Est-ce à cela qu'ont servi les 20 % d'augmentation de la taxe d'habitation et les 50 % d'augmentation de la taxe foncière, ces deux dernières années ? La question mérite évidemment d'être posée.

Ne tirant pas le moindre bénéfice de ces projets déraisonnables et pourtant abasourdis par le matraquage fiscal qui les finance à leurs dépens, les habitants du 15e souhaiteraient simplement que la mairie centrale considère enfin leurs problèmes à leur juste niveau. Ils espèrent par exemple que lorsqu'elle se livre à une attribution trop souvent systématique des logements sociaux à des familles extérieures à l'arrondissement, au détriment de celles qui l'habitent depuis parfois plusieurs générations, elle tienne enfin compte du droit des résidents à la sécurité et à la tranquillité, et prévoie en conséquence l'accompagnement social qui s'impose.

Qu'à cela ne tienne : puisqu'il faut continuer d'agir pour les Parisiens malgré la Ville de Paris, nous continuerons. Philippe Goujon et moi-même sommes totalement mobilisés pour préserver et améliorer le cadre de vie des habitants du 15e, sur tous les sujets qui leur importent vraiment.

Dernière mise à jour : ( 12-07-2010 )
 
Faut-il s'abstenir de réformer ? Pour une réforme de proximité
Écrit par Administrator   
31-05-2010
Les élections régionales et la forte abstention, notamment de notre électorat, ont pointé du doigt l’incompréhension qui s’est installée entre notre majorité et nos concitoyens. Cette incompréhension ne vient certainement pas des sujets que nous portons depuis 2007 aux côtés du président de la République et du Premier ministre. La grande majorité des Français s’accorde sur la nécessité d’une meilleure valorisation du travail, du besoin de sécurité et de tranquillité, de l’urgence écologique ou encore de la moralisation de l’économie mondiale ou du renforcement de notre pacte républicain.
 
Alors, et j’y prends également une part de responsabilité, le décalage qui s’est exprimé lors du dernier scrutin est dû à des mesures qui, pour certaines d’entre elles, ne sont pas adaptées. La politique de réformes au plan national doit être complétée par des réformes de “proximité”.
 
C’est dans cette idée que je vous propose qu’ensemble, nous nous engagions à trouver des réponses à ces questions simples:
La station de métro en bas de chez moi est-elle accessible ?
La nourriture de mes enfants à la cantine est-elle de qualité ?
Est-il normal d’être insulté quand je rentre dans mon hall d’immeuble ?
Comment puis-je me rendre plus facilement à la Mairie ?
L’antenne-relais à côté de chez moi est-elle réellement dangereuse ?
Et la liste est encore longue.
 
L’important n’est pas tant finalement de dresser un bilan comptable du nombre de logements sociaux créés, de places en crèche ouvertes, de bonnes ou mauvaises statistiques de la délinquance ou de places de parkings supprimées, que de savoir de façon précise, si l’une de ces mesures a eu un impact direct et tangible sur votre quotidien. Et si vous vous posez encore ces questions aujourd’hui, c’est finalement la preuve que notre engagement politique doit toujours et encore s'adapter à votre perception du bien fondé des conséquences de nos réformes.
Dernière mise à jour : ( 31-05-2010 )
 
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