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Projet PS : Plus d'impôts, plus de dépenses... pour une action moins efficace
Écrit par Administrator   
24-05-2011

Projet PS : Plus d’impôts, plus de dépenses... pour une action moins efficace

Le projet PS pour la présidentielle, imposé au candidat qui remportera la primaire, semble devoir faire éclater la belle unité affichée du parti, entre l’aile réformiste, qui s’en désolidarise, et l’aile gauche, qui le juge trop tiède. Passage en revue de quelques unes des mesures phares.

     

  • Plus d’impôts : Pour revenir à l’équilibre et financer les dépenses nouvelles, le PS propose une hausse d’impôts de 50 milliards d’euros... soit 1 300 euros par foyer fiscal ! Pendant ce temps-là, le gouvernement de François Fillon travaille à réduire les dépenses et débat sur l’insertion d’une règle d’équilibre des finances publiques dans la Constitution.

  • Une “allocation d’autonomie” pour tous les jeunes : huit à dix milliards d’euros. Voilà ce que coûterait aux finances publiques l’allocation d’autonomie que le PS veut donner aux jeunes, sans évaluation ni contrôle. La majorité a préféré créer le RSA, qui permet effectivement le retour à l’emploi.

  • 300 000 “emplois d’avenir” : Ou plutôt “emplois-jeunes”. Car c’est bien ce que seraient ces 300 000 “emplois” qui coûteraient quatre milliards d’euros au budget de l’Etat. Mais l’expérience des 350 000 emplois-jeunes de Lionel Jospin prouve que ces contrats, qui ne répondent à aucune logique économique, ne débouchent pas sur des emplois stables. La majorité, elle, mise sur l’apprentissage, l’alternance et les mesures incitatives dirigées vers l’entreprise, qui permettent aux jeunes de trouver un véritable emploi : stable, utile et rémunérateur.

  • 25 % de logement social : Fixer à 25 % le seuil minimal de logement social dans les villes, c’est ce que veut faire le PS s’il revient aux affaires. Mais pour qui seront ces 25 % de logements sociaux ? Pour les 9e, 10e ou 11e arrondissements, tous arrondissements de gauche qui en comptent moins de 10 % ? Ou pour le 15e-sud, où de plus en plus de secteurs saturent à 40 %, et où les autres aimeraient ne pas dépasser les 20 % qu’ils ont déjà ? Plutôt que de “bétonner” nos villes, la majorité favorise l’accession à la propriété et défend une vraie mixité sociale.

  • Une convention pour “l’égalité réelle” : Parallèlement à son projet présidentiel, le PS a présenté sa “convention pour une égalité réelle”. Une succession de voeux pieux qui coûteraient la bagatelle de 115 milliards d’euros au contribuable français.

Dernière mise à jour : ( 24-05-2011 )
 
Castagnary : les habitants veulent un jardin!
Écrit par Administrator   
24-05-2011

Rue Castagnary, à l’emplacement de la poissonnerie, sur une parcelle coincée entre la voie ferrée et les imposantes cuves de fioul de la CPCU (Compagnie parisienne de chauffage urbain, ndlr), Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris chargée de l’urbanisme, envisage de faire construire une résidence étudiante... et donc de “bétonner” un peu un secteur qui a surtout besoin de respirer. C’est en tout cas l’avis de ses habitants, qui, à l’initiative de l’association Jeunes Parisiens de Paris, ont été plus de huit cents à signer une pétition pour

demander, en lieu et place de cette construction, la création d’un jardin de 4 000 mètres carrés. La volonté de construire, au lieu de créer un jardin en plein coeur de la ville, ne fait pas que souligner le fossé qui se creuse, dans la majorité de Bertrand Delanoë, entre socialistes et écologistes : il montre surtout à quel point la mairie centrale se soucie peu des demandes des riverains. La réunion du conseil de quartier Brassens, tenue le 22 mars à l’école Brancion, a été pour ces derniers l’occasion de rappeler et leur opposition au projet d’Anne Hidalgo, et leur souhait de bénéficier d’un espace vert à cet endroit – elle aura en outre permis à ses représentants de faire la sourde oreille.

Dernière mise à jour : ( 24-05-2011 )
 
Edito
Écrit par Administrator   
24-05-2011

Faire porter la voix de la France dans le monde


Japon, Libye, Côte d’Ivoire... ces dernières semaines, l’actualité internationale a été spécialement chargée. Chargée de désillusions, avec des drames humains qu’on ne cesse de dénombrer ; chargée d’espoirs, aussi : l’espoir d’un peuple qui se soulève contre l’oppression, l’espoir de la démocratie qui vainc, ou tout simplement l’espoir d’un parent, quand les sauveteurs découvrent son enfant vivant, sous les décombres endeuillées de Sendai. Et chaque fois, la France, dont on prétendait la voix affaiblie, a fait valoir les valeurs humanistes qu’elle porte, de longue date, à travers le monde. En défendant l’adoption de la résolution 1973 autorisant la création d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye, puis en concourant à l’intervention militaire Aube d’une Odyssée, elle contribue à empêcher le colonel Kadhafi de bombarder son peuple. En mobilisant la force Licorne, elle a aidé à protéger les populations civile et à faire respecter le résultat de l’élection présidentielle. En promouvant, à la suite du déplacement du président de la République au Japon - première visite d’un chef d’Etat étranger après la catastrophe - une réunion du G20 entièrement consacrée au nucléaire, elle a appelé les Etats à tirer les conséquences politiques de l’accident nucléaire de Fukushima.


Paris doit reprendre rang parmi les capitales mondiales


Ici, dans notre pays, si loin de ces événements, nous les avons pourtant suivis de près. Et les Français ont apporté massivement leur soutien moral aux populations touchées. S’ils sont résolument tournés vers l’international,

les Parisiens n’en sont pas moins attentifs à la gestion de leur ville. Au fond, ils en attendent deux choses : qu’elle reprenne rang parmi les capitales mondiales – et c’est toute l’ambition du président de la République à travers le Grand Paris – tout en redevenant un endroit où la qualité de vie reste le maître mot. Logement, petite enfance, sécurité, propreté, fiscalité, transports,

environnement... : ce sont les thèmes qui les touchent au quotidien, et sur lesquels ils sont en droit d’attendre des actions fortes de la Ville de Paris, après 10 ans de mandature de Bertrand Delanoë. Rien de plus légitime, donc, qu’ils s’insurgent de voir leur qualité de vie se dégrader. Pas de logements sociaux pour les classes moyennes, pas de places en crèche ; des rues plus sales et moins sûres ; des taxes qui explosent ; une capitale embolisée et asphyxiée : voici ce qui est à mettre au débit de l’équipe conduite par le maire et sa première adjointe Anne Hidalgo. Et à son crédit, peut-être, un indéniable talent de communicant, ainsi qu’une virtuosité

certaine à faire passer des échecs pour des succès et à se défausser régulièrement sur l’Etat. Mais tout a une fin. Et celle de la majorité municipale, ultime avatar de la gauche plurielle de Lionel Jospin, qui souffre et de ses contradictions internes, et de son incapacité à apporter des réponses aux demandes des Parisiens, approche à grands pas. En ce qui me concerne, je continuerai à porter vos préoccupations et vos attentes, bien souvent contre l’exécutif municipal. Sur le terrain, dans les conseils de quartier, au conseil d’arrondissement et au conseil de Paris, en qualité de président de l’opposition municipale, et à l’Assemblée nationale, en tant que député du 15e-sud.


Dernière mise à jour : ( 24-05-2011 )
 
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